L’affaire Ravatomanga continue de provoquer des remous et des règlements de comptes.
Ce lundi, Nasser Bheeky a comparu en cour de Port-Louis où il a été formellement inculpé de trafic d’influence dans le cadre de l’enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC) autour du magnat malgache Maminiaina Ravatomanga, alias Mamy.
Mais à sa sortie du tribunal, Bheeky n’a pas mâché ses mots. Devant la presse, il a retourné les accusations contre la FCC elle-même, affirmant avoir dénoncé des cas de trafic d’influence dans cette même affaire.
“Mo ti al fer dénonciation, mo ti mem al kot bureau Premier ministre pou explik bann maldonne… Finalman, se mwa ki finn areté !” a-t-il lâché avec amertume.
Selon ses propos, Nasser Bheeky soutient qu’il a alerté plusieurs instances, y compris le bureau du Premier ministre, sur des irrégularités dans la manière dont certains dossiers liés à Ravatomanga auraient été traités. Il se dit aujourd’hui victime d’un retournement de situation : celui qui, selon lui, voulait “nettoyer” l’affaire se retrouve dans le viseur de la FCC.
L’homme devra revenir devant la justice le 3 novembre. En attendant, il maintient sa version : il aurait simplement tenté d’alerter les autorités sur ce qu’il qualifie de “trafic d’influence bien plus haut placé”.
Après plusieurs semaines de turbulences, la Financial Crimes Commission (FCC) se retrouve sous le feu des projecteurs, éclaboussée par des soupçons de trafic d’influence et des tensions internes sans précédent.
Au cœur de la tourmente : le commissaire Junaid Fakim, qui a décidé de quitter ses fonctions. Cette décision ne survient pas par hasard. Selon plusieurs sources, le commissaire Fakim aurait été approché par Nasser Bheeky, un homme qu’il connaît de longue date. Une démarche qui aurait déclenché une enquête interne et conduit à l’arrestation de Bheeky pour trafic d’influence.
Face à cette situation délicate, Fakim aurait choisi de se retirer, afin d’éviter toute apparence de conflit d’intérêts et de préserver la crédibilité de l’enquête.
L’affaire Ravatomanga prend désormais une tournure explosive, où les protagonistes se renvoient les accusations entre dénonciations, arrestations et règlements de comptes.
