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ICC : propos racistes contre la grand-mère de Shakeel Mohamed, fuites et manipulations

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La chute de deux membres du board de l’Islamic Cultural Centre Trust Fund (ICCTF) a été précipitée par un scandale inédit : une conversation fuitée dans laquelle l’un d’eux aurait proféré des propos orduriers et racistes visant la grand-mère du ministre Shakeel Mohamed, l’épouse de feu Sir Abdool Razack Mohamed.

Des propos inacceptables

Lors d’un échange houleux entre deux membres du board, l’un a osé lancer : « Razack Mohamed pa ti maryé ek kreol li ? ». La fuite de cette bande sonore a révélé des insinuations scandaleuses, laissant entendre que Shakeel Mohamed, bien qu’en charge du dossier du Hajj, ne serait pas un « vrai musulman » en raison des origines de sa grand-mère. Ces propos, tenus par un nominé politique issu d’un parti allié, ont provoqué une véritable onde de choc à l’Hôtel du gouvernement, tant leur caractère raciste qu’irrespectueux envers la mémoire de Sir Abdool Razack Mohamed.

Les échanges enregistrés sur la bande sonore sont même allés plus loin, avec des propos encore plus dégradants sur d’autres membres de l’alliance au pouvoir. Les efforts du High Level Committee, composé des quatre ministres musulmans, n’ont pas permis de débloquer la situation. Aucun n’a su défendre l’attitude des deux membres incriminés face au Deputy Prime Minister Paul Bérenger, irrité par les dérives répétées au sein du board de l’ICC.

Des profils déjà controversés

Au-delà des propos injurieux, le profil de l’un des deux membres a soulevé de sérieuses inquiétudes : actuellement en liberté conditionnelle dans une affaire de séquestration. Des éléments soigneusement dissimulés lors de sa nomination. Au sein du gouvernement, sa présence sur le board a rapidement été considérée comme un sérieux impair : la nomination d’un « on bail person » ternissait gravement l’image de l’ICC.

L’alliance avec un Tiktokeur sulfureux

La dérive a pris une dimension supplémentaire avec la collaboration révélée entre le « on bail member » et un certain Riaz, Tiktokeur bien connu, arrêté en 2024 pour infractions à l’ICTA et lui aussi en liberté conditionnelle. Spécialiste des vidéos sensationnalistes, ce dernier multipliait les attaques contre des religieux, des ministres, des membres de l’ICC et de la Hajj Mission.

Des captures d’écran prouvent qu’il recevait des instructions précises et des paiements en cash. Un véritable mercenaire digital mobilisé pour semer le chaos.

Lettres anonymes et manipulations

La stratégie des deux perturbateurs ne s’arrêtait pas là. Ils ont fabriqué une lettre anonyme envoyée à la FCC, accusant faussement un membre de la Hajj Mission de détournement de fonds. Pire, ils ont transmis des informations mensongères au ministère des Arts et de la Culture, dans l’objectif d’obtenir une correspondance officielle contre ce même membre, concernant ses frais d’hôtel à Makkah.

Complicité avec un journaliste du Defimedia Group

Pour amplifier leurs attaques, les deux démissionnaires ont bénéficié du relais d’un journaliste du Defimedia Group et du journal Star. Le Centre Culturel Islamique a d’ailleurs porté plainte contre la publication d’articles erronés, bâtis sur des allégations non vérifiées. Loin d’un travail objectif, il s’agissait de papiers complaisants, assimilables à des contenus sponsorisés.

La lettre des 7 membres à Navin Ramgoolam et Paul Bérenger

Face à ces dérives, 7 membres sur 10 du board ont adressé une lettre au Premier ministre et au Premier ministre adjoint contre les deux membres :

La lettre conclut que ces deux individus « empêchent le board de fonctionner » et « mettent en péril l’organisation du Hajj 2026 », menaçant ainsi la crédibilité de toute l’institution.

(1) les accusations sans preuve lancées par les deux membres contre le personnel de l’ICC, basées uniquement sur des rumeurs ;

(2) le blocage systématique des réunions du board et l’impossibilité d’avancer sur la planification du Hajj 2026 ;

(3) les fuites de documents confidentiels vers la presse et les réseaux sociaux, compromettant la réputation du board et mettant en danger ses membres ;

(4) l’instrumentalisation de personnes extérieures pour publier des contenus diffamatoires et viraux visant le personnel et le président du board ;

A l’issue de la dernière réunion du High Level Committee, les directives étaient claires : que les deux membres soumettent leur démission, au cas contraire ils seront révoqués.

La fin du feuilleton ?

Acculés par ces accusations et lâchés par leurs pairs, les deux membres ont finalement démissionné. Leur départ est accueilli comme un soulagement au Centre Culturel Islamique. Mais le dossier est loin d’être clos : la police est désormais saisie pour enquêter sur les propos racistes, les fuites, les lettres anonymes et les complicités médiatiques qui ont terni l’image du Centre Culturel Islamique.

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