Le Ralliement Citoyen pour la Patrie (RCP) tente tant bien que mal de se justifier après la publication d’une photo d’Anishta Babooram, Junior minister à la Santé, tenant une coupe de champagne à la main. L’image, diffusée sur les plateformes du parti avec la légende « À force de trop serrer la ceinture… », a immédiatement déclenché un tollé, perçue comme une attaque moqueuse et déplacée.
Dans un communiqué signé Parvèz A.C. Dookhy, le RCP affirme qu’il ne s’agissait “en aucun cas d’une attaque sur l’apparence physique”. Ce que le RCP omet de préciser, c’est que la photo en question ne provient d’aucun événement gouvernemental ni d’une activité financée par des fonds publics. Elle a été prise lors d’une réception privée organisée par le groupe CIEL, à l’occasion du lancement du projet Ferney Tropical Agrihood, un événement corporatif sans lien avec les caisses de l’État.
Autrement dit, le RCP a tenté de faire passer une activité privée pour une scène d’abus de pouvoir public. Une manipulation pure et simple, destinée à créer l’indignation à bas coût. Pour ne rien arranger, le RCP a ajouté une couche d’arrogance dans la section commentaires du post initial en écrivant :
“I SEE YOU… I.C.U.” — une formule à double sens : “je vous vois” et “Intensive Care Unit” (unité de soins intensifs).
Un clin d’œil morbide et cynique qui contredit totalement la version “politiquement correcte” servie ensuite dans le communiqué. D’ailleurs Anishta Babooram a révélée qu’elle souffre du syndrome (PCOS), une maladie hormonale chronique, provoquant des troubles menstruels et une prise de poids difficile à contrôler. Sous le post original, les commentaires visant le poids d’Anishta Babooram ont fusé. Certains propos étaient même d’une cruauté inacceptable.
Pire encore : lorsque la Junior Minister a pris la parole dans la section commentaires pour expliquer qu’elle souffre d’une maladie, son message a été supprimé.
Le silence gênant de Padma Utchanah
Le communiqué prend soin de préciser que la cheffe du parti, Padma Utchanah, n’a pas elle-même posté la photo, ni donné son aval.
Mais aucun démenti personnel, aucune prise de distance publique, aucun mot de condamnation n’est venu de sa part.
Une absence éloquente, qui traduit plus une fuite stratégique qu’un désaveu réel.
Le RCP n’a réussi qu’à montrer son vrai visage. Celui d’un parti prêt à humilier pour exister, à mentir pour se défendre et à effacer la vérité. Pathétique. Le mal est fait, et la lâcheté ne s’efface pas d’un communiqué.
